This Landes is our land

Pour la deuxième fois en très peu de temps, l’ESBVA-LM s’est imposée à Basket Landes, et pour la deuxième fois, il s’en est fallu d’un rien. Il s’en est fallu de deux ailières qui ont plané sur un match accroché, il s’en est fallu de deux secondes qui ont permis à un missile d’Alina d’empêcher de rejouer, un mois juste après, le scénario d’une prolongation d’enfer.

Valériane en dominatrice

Pour ce match capital, non pas pour la qualification en Playoffs, assurée depuis longtemps pour les deux équipes, mais pour se doter d’un quart de finale avec avantage du terrain, Fred et Ljuba devaient se passer, outre Jo encore insuffisamment remise, de Marielle souffrant du dos. On pouvait donc s’inquiéter d’autant que Basket-Landes est depuis plusieurs années, une pointure du championnat, toujours difficile à manœuvrer dans sa salle, laquelle faisait, d’ailleurs, ce soir-là, « guichets fermés » et, comme toujours avec le public landais, résonnait d’une grosse ambiance.

C’est pourtant les Guerrières qui entamaient le mieux la rencontre pour mener 16/24 à l’issue de dix premières minutes pleines d’intensité. Valériane s’y était déjà montrée intenable (elle inscrira 21 points dans les deux premiers quarts). Mais, dans la deuxième période, les locales élevaient leur agressivité défensive et après une très mauvaise gestion, par les villeneuvoises, de la dernière minute, reprenaient l’avantage à la mi-temps : 46/42. L’ESBVA-LM avait encaissé trente points en dix minutes, ce qui était bien trop.

Au retour, les Guerrières retrouvaient leurs standards défensifs, puis leur allant dans les dernières minutes du troisième quart pour rester au contact 61/56. A la reprise, l’écart semble se stabiliser quelques minutes (68/64 à 5’24 du terme), puis, avec toute l’expérience qu’a à présent acquis ce groupe, les nordistes reviennent petit à petit et se remettent à égalité (78/78) alors que restent… 33 secondes. C’est le temps tendu des temps morts. 80/80 puis, une fois de plus, Alina, d’un tir de loin dont elle a le secret, joue les « miss money time« . La dernière seconde et huit dixièmes ne pouvait plus empêcher le clap de fin de s’abattre à 80/83.

Alina a crucifié les landaises

Basket-Landes : 80 / ESBVA-LM : 83 (16/24 ; 30/18 ; 15/14 ; 19/27). La différence tient en partie aux 15 points de contre-attaque des nordistes et aux 55% (11/20) à trois points, malgré, en revanche, une domination des landaises au rebond (39/25). Si toute l’équipe a gagné ce bras de fer, on ne peut qu’admirer la performance des deux ailières Alina IAGUPOVA (27 pts) et Valériane AYAYI (23 pts, 5 passes décisives, 4 rebonds, 34 d’évaluation). Elles bonifient le travail du groupe : Mame-Marie SY DIOP : 9 pts, 4 rebonds ; Kamila STEPANOVA : 8 pts, 5 interceptions ; Virginie BREMONT : 7 pts ; Olivia EPOUPA : 6 pts ; Aby GAYE : 3 pts ; Liudmyla NAUMENKO. Côté Basket-Landes, à noter les 17 points et 8 rebonds de Queralt CASAS et les 9 passes décisives de Céline DUMERC.

Fred se déclarait, à la fin de la rencontre, « Très fier de ses joueuses qui n’ont jamais lâché. On a été solidaire comme souvent quand on est en nombre réduit. L’alchimie, la cohésion, commence à prendre. Mais l’heure de vérité ne fait que commencer. »

Résultat des autres rencontres : dans le match des leaders, Montpellier s’est imposé à Charleville-Mezières (58/75), le Hainaut a battu Mondeville 75/73 ; Lyon 49/ Nice 65 ; Nantes 65/Bourges 69 ; Tarbes 83/Angers 60. Voir classement.

L’ESBVA-LM est maintenant pratiquement assurée de sa troisième place. Voire mieux si… mais laissons un instant le championnat, car la semaine sera avant tout Eurocup avec les quarts de finale et la réception, mardi soir à 20h au Palacium des turques de Yakin Dogu

A noter que, concernant les jeunes du Centre de Formation, les U20 se sont inclinées chez le leader calaisien 68/60, mais avec, en prime, une blessure d’Alpha qu’on espère pas trop grave. Les U18 se sont, elles facilement imposées à Arras avec un bel effet de symétrie dans le score : 37/73.

This Landes is our land was last modified: mars 5th, 2017 by Marc Delgrange

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