A Hatay, pour arriver à quatre, il faudra une première et une troisième.

Les Guerrières s’envolent ce mardi matin, à la fois pour l’extrême est de la Turquie et pour un extrême exploit. Si Fred et ses filles veulent une quatrième demi-finale d’Eurocoupe en cinq ans, il faudra, outre enchaîner une troisième victoire d’affilée en mars (Dieu de la guerre et donc des Guerrières, répétons-le), devenir la première équipe de la saison, toutes compétitions confondues, à s’imposer sur le terrain du Hatay Belediye.

De G à D : Laetitia, Courtney Paris, Jo, Bahar Ozturk et Katsiaryna Snytsina, jeudi dernier pour la première manche

« Bataille à Hatay » aurait sans douté titré Jean Bruce (auteur, entre autres, des immortels « Moche coup à Moscou » ou « Agonie en Patagonie » ). Livrera cette bataille un groupe toujours privé de Joey, mais qui a montré une vraie solidarité et un vrai potentiel offensif et défensif, au match aller et – avec une opposition moindre il est vrai – ce dimanche.

« Gros pari contre Paris » aurait peut-être préféré le père d’OSS 117, car une des clés du match sera de savoir contenir la surpuissante intérieure américaine Courtney Paris. Dimanche, les Marielle, Laetitia, Pauline et Mame-Marie ont bien travaillé leur résistance à la poussée contre notre amie Bernie. Mais on a pu voir aussi que des joueuses comme la meneuse belge Hind Ben Abdelkader, la turco-américaine Bahar Ozturk ou l’artilleuse biélorusse Katsiaryna Snytsina étaient autant de dangers. Sauf que, côté artillerie, Jo et Nevena notamment, ont montré également dimanche que « le fut du canon » était à bonne température, comme aurait dit Fernand Raynaud.

On suivra Fred sur l’idée qu’il est psychologiquement plus facile d’avoir deux points d’avance que huit ou dix. Au moins, la question de garder le résultat ne se posera pas. Plus facile en tous cas  que toutes les autres équipes qui se déplaceront avec des points de retard. Galatasaray à Gérone avec moins trois, Mersin à Venise avec moins six, sans même parler d’Orenbourg  qui se rendra à Salamanque avec dix-sept points à rattraper. On le voit, à ce niveau de l’Eurocup, s’imposer sur son terrain n’est pas donné à tout le monde, et l’ESBVA-LM peut en être fier.

Nevena et Hind Ben Abdelkader admirent Marielle à la lutte « serrée » avec Paris

Il faudra donc gagner. Seuls les amateurs de micro-calculs abstraits peuvent espérer qu’une défaite d’un point (ou, originalité de cette seule compétition qui le permet à se stade, un match nul) suffise. Tous les soutiens des Guerrières seront, qu’elles le sachent, derrière elles et devant leur écran d’ordi ce jeudi à 16 heures, heure française !

Allez, les Guerrières, allez !

Photos Emmanuel Roussel

A Hatay, pour arriver à quatre, il faudra une première et une troisième. was last modified: mars 6th, 2018 by Marc Delgrange

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