Face aux Flammes, un Palacium et une équipe en feu seront nécessaires.

Certes, une troisième place de la saison régulière serait, en soi, un classement plus qu’honorable, mais la possibilité d’entrer dans l’histoire du club en faisant mieux ne se représentera sans doute pas tous les ans. Cet affrontement avec les Flammes Carolo Ardennes, samedi soir au Palacium, n’est ni plus ni moins, de ce point de vue, que le match le plus important de la saison régulière. Jetons un œil au classement : si Bourges est hors de portée, l’ESBVA-LM et leur adversaire du soir sont, à trois journées de la fin, exaequo immédiatement derrière. L’équipe qui l’emportera samedi aura ainsi plus qu’une sérieuse option sur cette deuxième place, qui représente aussi une quasi-garantie de place en Euroligue la saison prochaine. Mais il faudra pour cela que les Guerrières retrouvent un feu qui a brûlé trop par intermittence ces dernières rencontres.

Les deux capitaines face à face en avril dernier : Jo (une des rares satisfaction à Nantes) et Amel

Car, au vue de dernières rencontres, on est obligé de se poser la question : « Est-il possible de faire de l’ESBVA-LM le favori de ce match ? »

L’équipe ardennaise est, cette année, une armada impressionnante, autour de son historique capitaine et meneuse Amel Bouderra. Outre cette dernière, Romuald Yernaux peut s’appuyer sur une continuité de son ossature avec, entre autres, l’intérieure ukrainienne Valeriya Berezhynska, aussi grande qu’adroite à l’extérieurla serial-shooteuse américaine Kaleena Lewis et Hadidya Minte, toujours difficile à tenir dans la raquette (17 points au match aller). A ces vieilles connaissances du Palacium s’ajoute le retour d’Ana-Maria Filip, qui a évolué dans les deux clubs. Le tout solidement renforcé par les arrivées, notamment, de l’intérieure brésilienne Clarissa Dos Santos, venue de Bourges et des Chicago Sky, de la suédoise  Kalis Loyd ou de la jeune shooteuse française Sara Chevaugeon.

Côté Villeneuvois, Fred, irrité du scénario du match à Nantes, venant après celui à Tarbes, a clairement, dans la presse, mis les joueuses devant leurs responsabilités, jugeant sévèrement leur implication, notamment défensive, se demandant si l’équipe est vraiment animée de l’envie de finir deuxième et concluant : « l’avenir leur appartient ».

La longue et belle histoire du Palacium et des Guerrières : « qu’il leur donne l’envie »…

De fait, à ce stade de la saison, il n’y a plus de problème de système de jeu ou d’incompréhension. Si les  Guerrières, qui ont montré samedi dernier au cours du dernier quart temps qu’elles pouvaient se mettre à défendre comme lors de la première partie de saison, ne se prennent pas en charge, si elles ne retrouvent pas, quarante minutes durant, leur jeu agressif et leur défense de fer qu’on n’a pu voir que de façon trop inconstante en ce début 2018, alors, on ne peut que craindre pour l’issue de cette rencontre.

En fait, hormis cette réaction d’orgueil des filles, que tous les supporters espèrent, il y a un élément qui peut changer la donne : le Palacium, les Z’hurlants, et le public qui sait mettre une ambiance de feu. Cet ensemble indissociable sera, n’en doutons pas, au rendez vous. Aux Guerrières de ne pas le rater.

Autres rencontres de cette vingtième journée (dont les résultats seront, pour l’ESBVA-LM anecdotiques) : mercredi 28 : Basket-Landes/Mondeville ; vendredi 30 : Lyon/Bourges ; Samedi 31 : Montpellier/Nice ; Tarbes/Nantes ; Roche-Vendée/Hainaut.

Une seule équipe du Centre de Formation joue ce week-end : les U18 qui, dimanche (1er avril, mais c’est pas une blague) à 15h30 reçoivent, au Palacium, le Hainaut-Basket.

Face aux Flammes, un Palacium et une équipe en feu seront nécessaires. was last modified: mars 27th, 2018 by Marc Delgrange

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