Karim SOUCHU rejoint la cordée ESBVA-LM pour aller encore plus haut

L’ESBVA-LM ambitionne toujours de continuer vers les sommets. Mais elle le fait avec une méthode bien connue chez les mineurs : progresser tout en étayant. Au niveau où évolue l’équipe, il apparaissait important que Fred puisse, outre Ljuba, disposer d’une possibilité d’échanges, dans certains moments-clé, avec quelqu’un ayant un peu de recul. Le club a décidé de s’attacher, pour ce faire, la collaboration de Karim SOUCHU. Ce récemment retraité des parquets pro est aussi un grand connaisseur du basket en général, et du basket universitaire américain en particulier. Il partage d’ailleurs son temps entre Atlanta et la France. A la découverte, donc, de ce nouveau membre de la famille ESBVA-LM :

Karim, bonjour et bienvenue. Est-ce que tu pourrais résumer un peu ton « CV basket » pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je suis né en Picardie, à Soissons [un 30 mars… NDLR] et, pour l’anecdote, mon premier club a été le même que celui de votre capitaine, Jo Gomis. Je passe sur les étapes. pour arriver en 98 où j’ai commencé ma carrière pro qui a duré seize ans. Formé à Dijon (où j’ai été élu MVP du championnat Espoir), je suis passé notamment par l’ASVEL, Roanne, Limoges, Le Havre, Cholet, Nancy. J’ai aussi des expériences à l’étranger : j’ai été, en 99, un des premiers jeunes joueurs français à partir aux Etats Unis, jouer en NCAA à l’université Furman (Caroline du Sud). J’y ai été, la première saison, élu freshman (nouveau joueur) de l’année. J’ai évolué aussi en Belgique et à Chypre. Je me suis ensuite orienté vers le 3/3. Comme joueur d’abord. On n’était pas nombreux à l’époque. On nous a appelé les pionniers : la génération qui a fait, en 2012, les championnats du monde à Athènes avec une médaille d’or et deux médailles d’argent. J’étais dans l’équipe masculine et j’y ai croisé, entre autres, Laetitia Kamba, que vous connaissez bien ici, et qui jouait à la fois dans l’équipe féminine et dans l’équipe mixte. Maintenant, je suis passé de l’autre côté et je coacherai les équipes de France de 3×3, féminine comme masculine aux prochains championnats du monde 2017 à Nantes.

Une grosse expérience, donc, et qu’est ce qui a fait que tu te retrouves aux côtés de l’ESBVA-LM ?

Quand j’ai arrêté ma carrière pro, j’avais deux passions que je voulais réaliser : communiquer et transmettre. Je pense être porteur d’une expérience assez complète, non seulement par le niveau auquel j’ai joué, mais aussi parce que je suis passé par de nombreux clubs, j’ai pu vivre de l’intérieur des fonctionnements très divers, et j’ai, y compris dans les universités américaines, ce qu’on appelle un réseau de connaissances. J’ai cherché où cette compétence pouvait être utile. L’ESBVA-LM est connue pour sa structuration et sa démarche maîtrisée pour continuer à grandir. Tout comme j’ai relevé le défi du basket universitaire américain, puis celui du 3×3, celui-ci m’a paru attractif.

Mais tu avais des liens avec le club ?

Il se trouve en effet que je connaissais Valentin. On s’est connu à Roanne, mais aussi en 2003, en équipe de France, pour la préparation à l’Euro. J’étais joueur, il était intendant de l’équipe, j’ajoute que son père en était le médecin. Bref, on est toujours restés en contacts amicaux. J’ai su que la réflexion des dirigeants et du staff technique était de chercher un œil extérieur, quelqu’un qui connait bien le basket de haut niveau, pour que Fred puisse échanger, dans des phases importantes comme le recrutement, mais aussi au fil de la saison. J’ai dit à Valentin que je pensais pouvoir apporter quelque chose comme ça. On en a discuté avec Fred, avec les dirigeants, puis on a échangé avec le groupe de filles. Ça semble matcher. Alors on se met immédiatement au boulot.

Fred et Karim, déjà dans une complicité active

Quelle sera exactement la nature de ta collaboration avec Fred ?

On pourrait dire « conseiller sportif », mais ce ne sont pas les étiquettes qui sont importantes. Aujourd’hui, j’échange beaucoup avec Fred sur le recrutement de la prochaine saison, et nous travaillons pour construire une équipe compétitive et atteindre les objectifs hauts du club. Je lui donne mon avis, je lui présente des joueuses, peut-être moins visibles dans le « circuit », mais que je connais de par mes réseaux, aux USA ou ailleurs. 

Concrètement, tu vis beaucoup aux Etats Unis, à Atlanta. Ça va s’organiser comment ?

Oui, mais je viens souvent en France. Je pense pouvoir être là physiquement à peu près une fois pas mois, mais, dans les périodes où je serai loin, je suivrai, de toutes façons l’actualité du club et les matchs grâce aux moyens technologiques actuels. Fred et moi, on va s’envoyer des vidéos et je crois qu’on va beaucoup communiquer par Skype. Tout cela s’ajustera au fur et à mesure.

On te verra près du terrain pour les playoffs ?

Je viendrai pour les quarts de finale. Atteindre les demi-finales et, on l’espère, la finale, c’est une période clé d’un club. J’ai envie de partager ça avec l’équipe, d’accompagner Fred et les joueuses à cette occasion.

Ok, Karim, à bientôt.

Karim SOUCHU rejoint la cordée ESBVA-LM pour aller encore plus haut was last modified: mars 24th, 2017 by Marc Delgrange

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