Les Guerrières retrouvent leur côte dans le Languedoc

On ne va pas se priver de souffler. De faire comme si la saison, pour l’ESBVA-LM, s’était terminée ce mardi 8 mai, et de voir comme un clin d’œil qu’elle se soit, un an presque jour pour jour après le sacre, achevée par une victoire contre le BLMA, avec juste un changement de lieu, puisque cet ultime succès a été arraché, de haute lutte, dans le Languedoc.

Nevena (meilleure scoreuse) et Marielle (meillaure éval), deux clés du succès villeneuvois à Montpellier

Certes, il reste une toute dernière série de deux (ou trois) matchs, contre le vainqueur de Basket-Landes/Nantes, qui disputeront, samedi, une belle. Pas tout à fait fini, donc, mais « tout comme », tant cette confrontation, qui attribuera la cinquième ou sixième place, n’a qu’un intérêt purement symbolique, les deux étant synonymes de qualification en coupe d’Europe.

Et c’est plutôt une chance pour le groupe Villeneuvois que la suite soit sans enjeu, tant, l’infirmerie continuant à se remplir (on y reviendra), il va devenir de plus en plus difficile à Fred d’aligner une équipe de valides.

En attendant, on retiendra de cet aller-retour contre la formation héraultaise, d’abord une double victoire qui permet, après un début de saison somptueux et un « trou d’air » au printemps, de finir à une place plus qu’honorable et surtout européenne. Mais on retiendra aussi une séduisante combativité qui, dans une salle Montpelliéraine au public clairsemé, a été la clé du succès. Le cœur des valeurs de l’ESBVA-LM bat toujours.

Car ça n’était pas très bien parti. Fati Sacko, « l’ex », et Romy Bär, « la future » prenaient les choses en main, avec l’inévitable Suzy Batkovic. A l’approche des cinq minutes, les locales menaient de 7 points et Pauline comptait déjà deux fautes. C’est d’ailleurs l’entrée de Marielle, en solo d’abord, puis sur passe de Virginie, qui permettait de tenir le score. Un triple de Jo le ramenait même à -1, mais un ultime triple de Bär concluait la période sur un 21/17 qui soulignait que la tâche serait rude.

Joey s’avérant toujours diminuée et Virginie pas encore à 100%,  c’est du banc que viendra le salut. Une interception de Nevena, infatigable combattante comme souvent, puis un triple d’Aminata, explosive et inspirée, resserrent à nouveau l’écart. Hélène, malchanceuse au shoot, compense en défense et relais. Les locales butent sur la « zone » nordiste, et deux contre attaques conclues par Marielle puis Aminata permettent aux Guerrières de prendre enfin l’avantage. Le chassé croisé durera jusqu’à la pause. A deux secondes du terme, Virginie hérite de deux lancers, ne tremble pas et permet d’arriver à la mi-temps sur une parfaite parité : 38/38. Au cercle de admirateurs de La Palice, on dirait que rien n’est joué.

Aminata, sous les yeux de Pauline, poison permanent pour la défense locale

On croit un instant, à la reprise, qu’une Tramontane venue du Nord culbutera les méditerranéennes quand Nevena, à trois points, puis Marielle, de deux lancers réussis, donnent cinq points d’avance aux Villeneuvoises. Mais l’attaque se grippe, hésite, perd des ballons, et le duo Bernies/Batkovic artille et renverse la tendance. 55/50 pour le BLMA à l’ultime pause. Côté Villeneuvois on s’inquiète.

A l’évidence, la question de la fraîcheur physique pèsera. Et ce sera un pari gagnant pour Fred, malgré une profondeur de banc réduite par les blessures, que d’avoir fait tourner au maximum, toutes celles qui le pouvaient. L’autre pari gagnant fut peut être de ne pas hésiter, après une perte de balle et une contre-attaque Montpelliéraine, à prendre temps mort 28 secondes après la reprise. Certes le bénéfice ne fut pas immédiat, puisqu’une nouvelle perte de balle donnait aux locales 9 points d’avance, mais l’équipe finit par se remettre la tête à l’endroit et, à 4’24 de la fin, sur un triple de Nevena, l’écart revenait à quatre points, poussant à son tour Rachid Méziane au temps-mort. Cap’taine Jo, à trois points, et Pauline au rebond offensif montrent la voie et, sur un nouveau panier de Nevena, dans la dernière minute, le retard Villeneuvois n’est plus que d’un point.

Un duo coach/cap qui sait se battre

Tout se jouerà à partir de « H-39 secondes ». D’un shoot acrobatique, Pauline donne un point d’avance à son équipe, mais retombe très mal et reste au sol. On comprend immédiatement que ce « super money time » (et sans doute pas que, on craint une forte entorse de la cheville), se jouera sans elle. Romane Bernies, de deux lancers, remet les siennes devant, avant que la précieuse Laetitia ne s’impose à nouveau vers le cercle. Deux points plus un lancer. Elle le rate, mais qui est là pour prendre ce rebond si précieux ? Marielle, qui ressort sur Nevena. Notre expérimentée serbe va chercher, à son tour ses deux lancers qu’elle convertit calmement. Restent 8 secondes pour un dernier shoot Montpelliérain raté et un dernier lancer franc de Jo (qui sacrifiera le second pour empêcher la mise en place d’une ultime attaque). 67/71. La victoire en Guerrières. La solidarité et la combativité comme on les aime. Merci mesdemoiselles.

Lattes-Montpellier : 67 / ESBVA-LM : 71 (21/17 ; 17/21 ; 17/12 ; 12/21). 39 points du banc contre 6. Nevena Jovanovic : 16 pts, 4 assists, 16 d’éval (29′) ; Marielle Amant : 12 pts, 11 rebonds, 20 d’éval (27′) ; Aminata Konate : 11 pts (16′) ;  Jo Gomis : 9 pts, 4 assists (25′) ; Pauline Akonga : 8 pts (17′) ; Laetitia Kamba : 8 pts, 8 rebonds (32′) ; Virginie Brémont : 4 pts (24′) ; Joey Leedham : 3 pts (12′); Hélène Jakovljevic : (18′) ;  Joyce Cousseins-Smith. A Montpellier, à noter les 21 pts et 12 rebonds de Suzy Batkovic, et les 20 points de Romane Bernies.

A noter que dans l’autre rencontre, c’est Basket-Landes qui s’est qualifiée, et qui sera donc l’ultime adversaire de l’ESBVA-LM 2017/2018, dans une série de deux ou trois matchs qui, à défaut d’une grande utilité et de réduire « l’empreinte carbone » du championnat, permettront de saluer une dernière fois les équipes. Première manche Mardi 15 au soir au Palacium.

Les Guerrières retrouvent leur côte dans le Languedoc was last modified: mai 13th, 2018 by Marc Delgrange

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