L’expérimentée Mame-Marie Sy-Diop

On se souvient d’elle, les années précédentes notamment, lors de matchs clés face à l’équipe de Montpellier. Elle a été la « MVP » villeneuvoise des deux premiers matchs de championnat et démontre, à chaque sortie, une exemplaire combativité de Guerrière. Rencontre avec Mame-Marie Sy Diop, aussi sage en dehors que déterminée sur le terrain, peut-être pas la « maman » de l’équipe, mais bien la « maman » dans l’équipe 2016/2017 de l’ESBVA-LM.

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Mame-Marie s’est vite sentie dans son élément chez les « Guerrières »…

Mame-Marie, bonjour, est-ce que tu peux commencer par nous parler rapidement de ton parcours basketballistique ?

J’ai commencé vers 10 ans au Sénégal, par la suite je suis arrivée en France vers l’âge de 16 ans, à Arras. J’ai commencé donc pas loin d’ici, j’ai ensuite joué à Reims, Nantes, Lyon, Montpellier… et maintenant Villeneuve.

Pourquoi as-tu commencé à jouer au basket ?

Je viens d’une famille de basketteurs, ma sœur y jouait au Sénégal, je suis donc née là-dedans. Etant jeunes, il y avait des terrains de basket pas loin de chez moi donc c’était une évidence.

Après Montpellier, tu viens à Villeneuve d’Ascq, pourquoi ce choix ?

L’année dernière, à Montpellier, c’était un belle année : on a gagné le championnat et la Coupe de France. Montpellier ne manquait pas de projets, mais Villeneuve également. Plus prosaïquement, J’avais aussi besoin de me rapprocher de ma famille qui est sur Paris . C’est donc plus facile pour moi avec mon enfant… Bon, c’est vrai que le soleil me manque un peu, mais ça va.

Vois-tu une différence entre les deux clubs ?

Chaque club a ses caractéristiques. Ici, ce qui est sûr, c’est qu’on est bien encadrées, il y a une réelle structure mise en place autour de nous donc c’est bien. Mais après l’essentiel est de jouer au basket

Comment se passe ton début de saison ?

Ça se passe bien, j’ai eu des débuts un peu difficiles en présaison par rapport à des blessures mais maintenant ça va beaucoup mieux. Donc, on va dire que tout ça c’est oublié.

Tu as joué ton premier match au Palacium, quel est ton ressenti ?

C’était bien, il y a une ambiance énorme. Les supporters et le public nous emportent, ils sont notre « 6ème joueur ». Sincèrement, je suis honorée de jouer ici.

L’équipe affronte ton ancien club, ce soir (l’interview a été réalisée juste avant la victoire contre Montpellier), comment appréhendes-tu ce match ?

Je ne l’appréhende pas plus que ça parce que maintenant j’ai de l’expérience. Je ne suis plus jeune à me stresser en me disant que je vais jouer face à mon ancienne club. Montpellier a une belle équipe, je connais les joueuses à nous de confirmer notre forme du moment. Comme c’est un gros calibre, à nous de nous imposer, surtout à domicile et de ne pas laisser Montpellier installer ici son agressivité.

Tu es basketteuse professionnelle, mais aussi maman, comment t’organises-tu ?

Je craignais un peu, mais j’y arrive quand même. C’est parfois dur, on n’a pas le même rythme que les autres joueuses. On essaie de se reposer plus. Mais bon, ça va : on s’en sort. On trouve des solutions quand il y a des problèmes. Je gère, même si ce n’est pas évident. Au moins je vois les choses différemment en étant maman, surtout dans le milieu du basket.

Tu joues aussi avec l’équipe nationale du Sénégal, avec qui tu as disputé les Jeux Olympiques à Rio. Quelles sont les prochaines échéances pour cette équipe ?

On prépare la Coupe d’Afrique l’été prochain normalement, mais bon, on verra bien !

Beaucoup de personnes te comparent à Géraldine Robert, une joueuse un peu légendaire, ici. Qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

Ah bon ? Ben déjà : merci. Gégé est une bonne joueuse donc si je suis comparée à elle, je me dis que je ne dois être pas mal. C’est vrai qu’on a à peu près le même jeu, on est athlétiques. On est des fausses intérieures, on est plus des postes « 3 » (grande ailière) que « 5 » (pivot) mais on joue quand même à l’intérieur, on se bat comme on peut. Gégé est une battante, moi aussi donc c’est surement ça qui fait que les gens disent qu’on se ressemble.

Un petit mot pour la fin ?

Venez nombreux nous supporter et soyez avec nous jusqu’au bout de la saison.

On peut l’assurer que sur ce point, elle n’a pas d’inquiétude à se faire, pas plus que pour sa situation personnelle : sa combativité l’a déjà mise en bonne place dans le cœur des supporters des « Guerrières »… Merci Mame-Marie !

Interview réalisée par Clémence Biat.

L’expérimentée Mame-Marie Sy-Diop was last modified: octobre 17th, 2016 by Marc Delgrange

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