Palaciumément, à la folie, pour toujours !

C’est pour vivre des moments de folie comme ça que le sport fait partie de ces « passions inutiles » qui nous sont tant indispensables.

Photo « Basket 59/62 »

Mais pour que ce moment soit magique, il fallait qu’il advienne au terme d’un long scénario. Il fallait que l’explosion de joie finale, ait été précédée des minutes de stress qui s’égrainent au long d’un match dans lequel l’adversaire, champion sortant, premier de la saison régulière, obligera à payer chaque instant d’une débauche d’énergie digne d’une grande finale. Il fallait que cette confrontation avec le Basket Lattes Montpellier Agglomération, pour la première fois, sous cette longue formule de trois matchs gagnants, ait vu au moins un renversement de situation. Il fallait que la pression ait monté au cours de quarts et demi-finales de playoffs, parfaits au plan des résultats, mais parfois hitchckokiens dans leur déroulement (on pense aux demi contre les Flammes Carolo Ardennes). Il fallait que cette pression ait monté tout au long d’une phase retour où les Guerrières, invincibles (sauf à Montpellier) entament leur come back au classement. Il fallait sans doute aussi aussi que cette marche triomphale ait été précédée des moments de doute d’une première partie de saison compliquée (voir saison 2016.2017). Il fallait surtout que tout cela ait été patiemment construit par tout un club, tous les dirigeants, staffs, bénévoles, qui se sont succédés depuis l’accession de l’ESBVA-LM en ligue pro (2000) et même, pour certains, avant (on retrouve cette longue et belle marche en suivant le lien « historique« )

Et puis, pour que ce moment soit magique, il fallait un écrin hors norme et son armée de lutins. On avait demandé un Palacium exceptionnel, il fut grandiose. Bien sûr à guichets fermés depuis des heures. Sous l’impulsion de Yoann, le speaker des exploits, et de Bebert et ses z’hurlants, les quelques 1900 spectateurs présents ont formé la plus grande, la plus puissante et la plus infatigable chorale qu’on ait entendu dans cette enceinte (et bien au delà), jusque bien après que les caméras de SFR2 aient cessé de tourné.

On y ajoutera une touche de numérologie facétieuse. Ce sera le chiffre 17.  17 comme 2017, année, donc, du premier titre de championnes de France de l’ESBVA-LM ; 17 comme le nombre de victoires de l’ESBVA-LM en championnat en cette année 2017 ; 17 comme les 17 années de construction méthodique d’un titre depuis l’accession en LFB.

Mais, bien sûr, à toute épopée, il faut des acteurs, et l’exercice consistant à les citer est périlleux. Les oublis sont inévitables, et il est plus prudent de renvoyer les lecteurs à la page organigramme du club. On les incarnera tous dans le Président Carmelo Scarna qui voit là (après, rappelons le quand-même, l’Eurocoupe 2015) un couronnement de onze année d’efforts. On me permettra d’ajouter Josée Fouques, première présidente de ce qui s’appelait alors juste l’ESBVA, toujours active au club, sans oublier les deux autres présidents des années 2002/2006, dont un était présent ce soir, et l’autre ne cesse, on le sait, de suivre l’ESBVA-LM depuis son exil parisien. Et on saluera comme ils le méritent tous les partenaires (voir la page « sponsors« ) et notamment les représentants des collectivités locales : Gérard Caudron, Maire de Villeneuve d’Ascq, Damien Castelain, président de la MEL, Florence Bariseau, Vice-Présidente sport de la région Haut de France…

Mais les plus brillant(e)s acteurs(trices) sont celles et ceux du terrain. Le premier d’entre eux, Fred Dusart, ne manquera pas d’y associer celles et ceux qui partagent leur quotidien en envoyant son affection d’abord à son épouse et ses enfants qui ont à subir, toute l’année, ses absences et inquiétudes diverses, avant de saluer sa précieuse adjointe Ljubica Drljaca... Et puis les filles, dont on trouvera ci-dessous tous les noms car quand même, il y eut aussi un match ce soir et il faut en dire – très brièvement  car, dans ce genre d’événement, les péripéties s’effacent d’elles-mêmes – un mot.

On retiendra donc de ce match qu’après douze secondes à 0/0, l’ESBVA-LM mènera les 39 minutes et 48 secondes suivantes, mais que ce ne fut pas pour autant un long fleuve tranquille car Lattes Montpellier, avec le courage des champions qui défendent leur titre, ne lâchera jamais l’affaire, revenant même, en début de troisième quart temps, à l’issue d’un 11/0, à quatre petits points, avant qu’un triple de Virginie ne relance les Guerrières. On se réjouira que les onze joueuses aient foulé le parquet de cette finale, et la jeune Hélène Jacovljevic (tiens… 17 ans) n’est sans doute pas près d’oublier que lui reviendra l’honneur de marquer, sous les vivas, le dernier point de ce match, de cette finale et de cette saison historique.

On retiendra aussi, côté Montpellier, la dernière apparition (en championnat) avant retraite de Gaelle Skrela, grande joueuse de toute une génération.

Dernière ligne de stats des la saison, donc, en guise de salut à toute une équipe dont beaucoup continueront leur carrière ailleurs (mais ce n’est pas encore le temps de parler de cela) : ESBVA-LM : 66 / Montpellier : 49 (20/13 ; 15/10 ; 16/13 ; 15/13). Cap’tain Jo GOMIS : 12 ptsAlina IAGUPOVA : 11 pts ; Marielle AMANT : 9 pts, 11 rebonds (dont 5 offensifs) Virginie BREMONT : 8 pts, 3 interceptions ; Mame-Marie SY DIOP : 7 pts, 4 passes décisives, 2 contres ; Olivia EPOUPA : 7 pts (et 8 rebonds !) ; Kamila STEPANOVA : 7 pts Aby GAYE : 4 pts ; Hélène JACOVLJEVIC : 1 pt ; Valériane AYAYI ; Liudmyla NAUMENKO . 

On pourrait, bien sûr, à l’infini décrire la fête qui suivit ce match, sur le parquet même, dans l’Espace VIP qui, rapidement fusionnèrent. On se contentera d’y saluer la présence d’Ann Wauters (qui avait soulevé le premier trophée du club en Eurocup il y a deux ans), et d’Emilija Podrug. On y verra Olivia en co-DJ avec Yoann. On admirera, entre autres, Jo, Mame-Marie, Marielle et Kamila en reines (plus du tout fatiguées) du dance floor, ainsi que les efforts de presque toutes les filles en porteuses de géante, et sans doute bien d’autres choses qu’on oublie ici, mais qui appartiennent à la nuit.

Nous aurons bien entendu l’occasion sous diverses formes, de revenir sur cette finale et sur cette saison

Palaciumément, à la folie, pour toujours ! was last modified: mai 13th, 2017 by Marc Delgrange

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