Sopron plus solide

Uniqa Sopron s’est affiché ce mercredi comme un des prétendants au final four en devenant la seule équipe à ce jour à être venue à bout, au Palacium, d’une ESBVA-LM combative mais inconstante et pas toujours lucide dans la difficulté. La déception de Fred était patente, à la fin de la rencontre car il pensait – et il a peut-être raison mais on ne le saura jamais – qu’il y avait peut-être une – petite – place pour passer. Ce qui est sûr c’est qu’après un début plutôt séduisant, les nordistes ont perdu pied (pour une fois) dans le troisième quart-temps et n’ont pas su bonifier leur retour à – 6 dans le quatrième, mais n’oublions quand même pas qu’en face, c’était « sacrément solide »

Joey, comme ses camarades, a baissé de pieds en seconde mi-temps

Un départ « canon », donc, des Guerrières qui, dans un Palacium comble (avec une poignée de supporters hongrois qui viendront chanter avec les Z’hurlants à la fin), prennent le match par le bon bout. Un joli passe-et-va de Virginie avec Marielle, puis Mame-Marie sur une belle circulation collective, enfin Joey qui arrache un ballon des mains de sa vis-à-vis et couronne sa contre-attaque d’un triple, et voilà les Villeneuvoises qui mènent 7/0. La défense est bien en place, les Hongroises perdent des ballons. Deux raids de Jo et une nouvelle interception de Joey qui envoie Mame-Marie au bout, et le score atteint 13/4. Phase 1 euphorique.

On savait, bien sûr, que ça ne durerait pas ainsi face à un groupe qui possède un tel potentiel. Crystal Langhorne à l’intérieur, Aleksandra Grvendakic et Yvonne Turner à trois points ramènent Sopron sur les talons des locales (16/14). Un drive de Jo suivi de deux triples (Nevena et Jo) permettent d’atteindre la première pause sur le même écart (24/22)

Il est clair – mais personne n’en est surpris – qu’on est passé du temps de la conquête au temps des tranchées. Cette guère de position durera toute la deuxième période. Les visiteuses égalisent sur contre-attaque et prennent l’avantage par leur secteur intérieur. Ça court des deux côtés mais les Françaises échouent aux tirs. C’est Virginie qui débloque le compteur sur drive. Mame-Marie et Pauline recréent l’égalité aux cinq minutes. Joey en fera de même peu après d’un triple auquel répond Angela Salvadores. La bataille sous les paniers est féroce et les nordistes y souffrent. Pauline sur caviar de Virginie puis Joey (11 points à la pause) concluent la marque sur un léger retard villeneuvois (40/43)

Au retour des vestiaires, donc, on ne pouvait s’empêcher de penser au fameux « troisième quart temps miracle » du docteur Fred. Mais, dans le sport, nul remède ne marche à tous les coups. On a pu cependant y croire au début. Jo (qui finira à nouveau meilleure marqueuse du match) drive, puis vole un ballon des mains de Turner et lance Virginie en contre -attaque et les Guerrières reprennent l’avantage.  Après un triple des visiteuses, Marielle, sur passe de Jo égalisera à 46… ce sera la dernière fois.

La détermination de Jo n’a pas suffit

Car les villeneuvoises entrent dans un cycle de maladresses et de ratés. Tina Jovanovic s’impose à l’intérieur, les Françaises ne trouvent plus de tirs confortables et traversent un long désert de points en attaque. Quand, à 2’39 de l’ultime pause, Fred grille un temps mort, l’écart, à l’issue d’un 0/11, est passé à 46/57. C’est Mame-Marie sur lancers francs (7/8 pour l’ESBVA-LM au final dans l’exercice, ne négligeons pas les satisfactions) puis sur passe de Nevena, qui mettra fin à la série. Mais, à 52/62 à l’attaque des dix dernières minutes, on a du mal à y croire.

Pourtant, si on peut reprocher à l’équipe des mauvais choix et des maladresses, on ne peux pas leur dénier la combativité. Après une entame qui semble annoncer le pire (tirs forcés à l’intérieur, nouveau triple adverse), les locales se rebiffent. Virginie réussit un joli drive ligne de fond, Nevena enfonce son défenseur et conclut, Pauline, au buzzer, rentre un triple avant d’intercepter et de conclure seule la contre attaque. 61/67 à 6’22 de la fin, sous les encouragement jamais démentis des z’hurlants et du public, quand Roberto Iniguez prend son temps-mort. On se dit alors que ce sera dur, mais pas impossible…

C’est sans doute là qu’il a manqué aux Guerrières un peu de lucidité que regrettait Fred à la fin. Deux gros oublis défensifs sur des hongroises esseulées sous le panier, et des fautes inutiles, notamment sur Turner qui sait aller les chercher, alors que les françaises étaient dans la pénalité. L’écart repart à 12 points. Deux triples, de Jo et Pauline ne suffisent pas à redonner l’espoir. Le dernier drive de Marielle permet juste le match nul sur la dernière période et de ramener l’écart à dix points (73/83) qui permet à l’ESBVA-LM de rester quatrième au point-average compte tenu de la grosse défaite de Prague. Le Président Carmelo Scarna, qui fêtait son anniversaire ce mercredi, eût préféré une victoire en cadeau, mais la prestation de ses joueuses face à une très grosse équipe européenne ne fut pas honteuse.

ESBVA-LM : 73 / Uniqa Sopron : 83  (24/22 ; 16/21 ; 12/19 ; 21/21) 40 rebonds à 32 pour Sopron. Jo Gomis : 16 pts ; Pauline Akonga : 15 pts, 5 rebonds Mame-Marie Sy-Diop : 14 pts ;   Joey Leedham : 11 pts, 3 interceptions ;  Virginie Brémont : 5 pts, 5 passes décisives ;  Nevena Jovanovic : 5 pts ; Marielle Amant : 4 pts ; Aminata Konate ; Laetitia Kamba ; Rejane Verin. Côté Sopron, à noter les 20 points de Christal Langhome

Autres résultats de cette quatrième journée : Koursk 109 /Prague 88 ; Polkowice 71 /Bourges 66 ; Braine 71 /Galatasaray 72. L’ESBVA-LM passera donc  la pause internationale à une fort honorable quatrième place (voir classement)

Mais avant cette pause, il reste aux Guerrières un dernier combat à livrer en championnat, samedi, au Palacium contre Tarbes, avec la volonté de finir en beauté cette première partie de saison.

Sopron plus solide was last modified: novembre 2nd, 2017 by Marc Delgrange

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