Un soir dans les Landes pour réenchanter les voyages.

Leur défaite contre Charleville met les Guerrières dans l’obligation de gagner un match de plus, pour s’assurer de la troisième place. Cette victoire, elles ont pour mission d’aller la chercher samedi soir dans les Landes.

Si les statistiques disent quelque chose de fiable (ce qui peut se contester), en ce début 2018, les Guerrières ont mal voyagé : un bilan global, toutes compétitions confondues, à l’extérieur, de deux victoires (à Montpellier et Nice) pour sept défaites (Bourges deux fois, Prague, Braine, Hatay, Tarbes et Nantes). Pour resserrer la loupe, on précisera que l’ESBVA-LM ne l’a plus emporté hors du Palacium depuis le 18 février.

Nevena (ici face à Alexia Plagnard le 17 décembre) retrouvera d’ex-coéquipières et la salle de Mont-de-Marsan.

Si on se méfie des statistiques qui gomment les spécificités de chaque événement, on ne peut éviter d’avoir à l’esprit, dans l’équipe comme chez les supporters, les deux derniers échecs, à Tarbes et à Nantes, deux équipes qui paraissaient, sur le papier, inférieures aux villeneuvoises. En comparant ces prestations avec celle de samedi dernier, on peut penser que la conscience du danger n’est pas une mauvaise chose pour des Guerrières qui ne sont jamais autant au rendez-vous que quand elles respectent leur adversaire.

Ce qu’il faut craindre, en fait, ce sont moins les statistiques ou l’ambiance de la salle François Mitterrand (ces joueuses en ont connu d’autres) que l’effectif de qualité de Basket Landes. On pense bien sûr à Céline Dumerc, toujours capable de planter un trois points à un moment clé, et qui a encore délivré 7 passes décisives lors de la large victoire des landaises contre Mondeville il y a une semaine. Mais l’ex-capitaine de l’Equipe de France n’est pas, et de loin, le seul danger. Au premier rang, la meneuse espagnole Queralt Casas, (absente au match aller), auteure, lors de cette même dernière rencontre, de 26 points et 7 rebonds, mais aussi l’impressionnante intérieure américaine Cierra Bravard (présente en spectatrice au Palacium samedi dernier, son équipe ayant joué mercredi), la toujours dangereuse canadienne Miranda Ayim, sans oublier la croate Maja Skoric, meilleure scoreuse de son équipe lors de la première confrontation, le 17 décembre.

Joey, revenu dans le groupe, retrouvera son ex-coéquipière Céline Dumerc.

Mais les Guerrières ont aussi des arguments à faire valoir. Leur prestation contre Charleville a montré la résurgence d’une intensité qui les avait rendues irrésistibles en première partie de saison. Cette énergie retrouvée a coïncidé avec une équipe villeneuvoise qui, pour la première fois depuis le 22 novembre, évoluait au complet.

Pour résumer, si Jo et ses partenaires mettent la combativité de samedi dernier (notamment dans le dernier quart-temps), la défense qui leur avait permis d’étouffer Tarbes vingt minutes ou Nantes dans la trop seule dernière période, alors l’ESBVA-LM a de quoi se mettre à l’abri du seul et aléatoire facteur « adresse » et verrouiller, dès samedi dans les Landes, une méritoire troisième place qui, on l’a vu l’an dernier, n’est pas mauvaise pour aborder les playoffs. Ce groupe a donc aussi mission de confirmer qu’il est le même que celui qui nous a enchanté toute la première partie de saison, et qu’il a pleine conscience de l’enjeu et de ses responsabilités. Tous les supporters, même s’ils seront géographiquement loin samedi, seront, affectivement, au plus près de leurs Guerrières, avec la confiance qu’on a en ceux qu’on aime.

Autres rencontres du week-end : Charleville-Mézières/Tarbes ; Hainaut/Nice ; Montpellier/Lyon ; Nantes/Mondeville ; Bourges/Roche-Vendée

Pendant que leurs aînées se battront loin de leur base, les jeunes U20 du Centre de Formation reçoivent, samedi soir au Palacium, Le Chesnay. Puisqu’il n’y aura, en principe, pas de retransmission du match pro à partir de Mont-de-Marsan, pourquoi ne pas aller les encourager. Elles le méritent, car elles connaissent une fin de saison difficile suite aux défections de plusieurs joueuses majeures. Un soutien de supporters aide toujours à passer les moments difficiles. En plus, c’est gratuit.

Un soir dans les Landes pour réenchanter les voyages. was last modified: avril 3rd, 2018 by Marc Delgrange

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